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Dr. Jacques Chaoulli,
Photo credit: Guérin, éditeur ltée. Read the full article from here: https://www.cmaj.ca/content/cmaj/158/11/1505.full.pdf

En qualité de médecin au Canada, j’ai vu des patients souffrir et mourir sur des listes d’attente imposées par le gouvernement, parce qu’il leur était interdit, comme en Corée du Nord, d’acheter une assurance santé privée couvrant des services de santé médicalement nécessaires. J’ai ressenti le devoir d’agir. En 1997, à mes propres frais, j’ai poursuivi le gouvernement. J’ai développé mon propre argumentaire légal, cherchant à renverser la jurisprudence dans des affaires semblables. Les professeurs de droit étaient opposés à mes arguments légaux, de sorte que je me suis formé moi-même en droit et en sciences politiques, puis je me suis représenté seul devant les tribunaux. En 2005, à l’encontre des prévisions de l’intelligentsia, j’ai remporté une victoire historique à la Cour Suprême du Canada (« Jugement Chaoulli »). Cette décision a été rapportée par les médias à travers le monde, et en particulier par le New York Times et The Wall Street Journal. En 2006, elle a conduit le gouverneur de Californie à opposer son veto à un projet de loi, passé antérieurement, interdisant les assurances santé privées, elle a conduit le gouverneur du Massachusetts à mettre sur pied un système de santé universel fondé sur l’assurance santé privée, et en 2009, elle a amené le Président Obama à renoncer à son projet initial de mettre sur pied un système à payeur unique avec interdiction de l’assurance santé privée (« Obamacare »). Malgré tout, le gouvernement canadien ne se conforma pas au jugement. J’ai voulu comprendre pourquoi un tel déni de la règle de droit a pu se produire dans un pays considéré comme libre et démocratique. Au-delà des questions de santé, dans tant de pays tenant des élections libres, j’ai été indigné d’observer le désordre en politique. Pour cette raison, j’ai étudié plus en profondeur les systèmes politiques et j’ai décidé d’écrire un livre sur la façon de se débarrasser des psychopathes, et d’autres médicalement inaptes, en politique, d’abord en me concentrant sur les Etats-Unis. 

Cartoon showing a man labeled "Medicare," on a stretcher. An animal has the man's head in its mouth. The attendant at the front of the stretcher says "flesh wound,," while the attendant at the back of the stretcher says "Goner."
Cartoon from Friday, June 10, 2005 issue of The Globe and Mail.

Depuis 2016, les comportements erratiques du Président Trump étaient devenus évident. Ils ont conduit en 2021 à l’assault sur le Capitole. Au sujet du Président Biden, les épisodes de confusion, de pertes de mémoire et de déclarations erronées sont devenus plus apparent et inquiétant. En 2019, avant l’élection présidentielle, le médecin personnel de Barack Obama déclara que Biden devrait rendre public les résultat d’une IRM ou d’une angiographie du cerveau, utiles pour la détection de possibles dommages dans le cerveau résultant d’accidents vasculaire cérébraux passés inaperçus.

 

Cartoon showing the supreme court looking at a statue of Tommy Douglas (Dr. Chaoulli has written in "father of Canadian medicine") that has been cut off at the knees. They say "take two aspirin and call me in the morning."
Cartoon from Saturday, June 11, 2005 issue of The Globe and Mail.

Certains politiciens sont affectés par les effets négatifs d’une maladie mentale ou physique non détectée par des experts médicaux indépendants. Pour les politiciens désirant se présenter à des élections, ou pour des politiciens détenant le pouvoir, aucun pays n’a de système d’examens médicaux obligatoires et contraignants avec des experts médicaux indépendants. Après l’émeute sur le Capitole le 6 janvier 2021, un sondage a montré que 58% des Américains (92 million d’électeurs) voulaient que Trump soit déclaré inéligible à vie. Avec les récents évènements impliquant Trump, Bolsonaro, Biden et d’autres politiciens, cela est devenu une affaire urgente. Des leaders médicament inaptes à une fonction publique peuvent se retrouver dans n’importe quel régime, qu’il soit autoritaire ou tenant des élections libres. En 2021, le coup d’état militaire au Myanmar, le coup d’état militaire au Myanmar, avec ses pertes de civils, nous a rappelé combien il est risqué, et néanmoins vital, pour les peuples de se tenir debout devant un régime autoritaire. Au contraire, dans les pays tenant des élections libres, les électeurs peuvent exiger pacifiquement de leurs représentants élus de mettre en place des politiques spécifiques, et pourtant aucune exigence de modifier le système n’a été formulée pour empêcher des psychopathes ou d’autres médicalement inaptes à se présenter aux élections et pour les destituer de leur fonction. Les électeurs sont confrontés à un système politique qui permet à des psychopathes ou autres médicalement inaptes de se présenter à des élections ou à rester au pouvoir. Ces politiciens représentent un danger pour la sécurité physique personnelle des citoyens, comme avec la gestion négligente par Trump et Bolsonaro de la pandémie du coronavirus, ou un danger pour la sécurité nationale, comme l’incitation de Trump à attaquer le Capitole, ou avec une décision erronée de lancer une guerre, comme avec l’invasion illégale de l’Irak ordonnée en 2003 par Bush.

Dans le passé et jusque maintenant, plusieurs présidents américains ont été médicalement inaptes à la fonction publique. Grâce à la façon dont la constitution a été écrite, ils ont pu cacher leur inaptitude au public, entrer en politique et rester au pouvoir. Habituellement leur inaptitude ne fut connue qu’après avoir quitté le pouvoir. Les comportements erratiques de Trump devinrent évidents pour le monde entier avant et durant son mandat, et malgré tout, il n’y eut aucun moyen de l’empêcher de se présenter aux élections, de le destituer durant son mandat ni de l’empêcher de se se présenter de nouveau aux élections en 2024.

Aux Etats-Unis et ailleurs, les rédacteurs de la constitution ont fait en sorte d’exempter les politiciens de tout examen obligatoire par des experts médicaux indépendants, et d’empêcher le peuple d’amender directement la constitution pour les rendre obligatoire et contraignant. Pour les Etats-Unis, ce fut en violation de la Déclaration d’Indépendance de 1776 et pour la France en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1789.

Aussi, dans la plupart des pays, à l’exception de la Suisse et de quelques autres, la constitution interdit au électeurs d’initier des lois ou de modifier leur constitution. Aux Etats-Unis, cette interdiction s’applique au niveau fédéral. La justification d’une telle interdiction tient dans le fait que la plupart des politiciens et des élites se considèrent au-dessus de ceux qui n’appartiennent pas à leur club. Cela provient de leur vanité, qui est un état d’esprit incompatible avec l’égalité. Le déficit démocratique et l’absence de contraintes sur des politiciens médicalement inaptes à une fonction publique s’accompagnent d’un nombre élevé d’effets négatifs, tant en matière de politique intérieure qu’en matière de relations internationales. Par exemple, depuis très longtemps, les fusils d’assault utilisés par des civils ont causé la perte d’un grand nombre de vies innocentes. Les politiciens préfèrent satisfaire le lobby des armes à feu (National Rifle Association) plutôt que de sauver des vies humaines. Voilà un autre exemple où la démocratie directe au niveau fédéral serait très utile afin de mettre un terme à de telles tragédies. Une large majorité d’Américains sont en faveur d’une réglementation des armes à feu. Pour avoir plaidé moi-même avec succès en matière de droits de l’Homme devant le plus haut tribunal du pays, je peux affirmer qu’aucun droit fondamental n’est absolu. Le droit constitutionnel de porter des armes pourrait être limité afin de réaliser un objectif social légitime.

La raison pour laquelle les électeurs n’ont pas encore exprimé une telle exigence tient dans le fait qu’ils ne sauraient pas quoi exiger précisément de leurs représentants élus pour y arriver. Dans mon livre, je détaille précisément quoi exiger d’eux. Je serais heureux de fournir au public, sur une base volontaire, mon expertise en médecine, en droit et en sciences politiques pour regrouper les électeurs, au-delà des lignes partisanes, dans chaque pays tenant des élections libres, pour se débarrasser des politiciens médicalement inaptes en politique, que ce soit en raison d’une maladie mentale comme la psychopathie, ou en raison d’une maladie physique. Pour les peuples à travers le monde, il s’agirait d’une percée historique et extraordinaire.

Au-delà de ce livre, je publierai d’autres écrits pour proposer comment conférer au peuple plus de pouvoir dans le processus de prise de décision, tant en matière de politique intérieure que de politique extérieure. Avec votre soutien, nous pourrions mettre sur pied un mouvement international poursuivant deux objectifs : se débarrasser des psychopathes et d’autres médicalement inaptes en politique, et aussi conférer aux électeurs davantage de pouvoir sur les questions de politique. 

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